Divorce
Divorce : La fin d'une histoire, pas de ton Histoire
Fermer le chapitre sans se renier — Vol. 3
Premier volume de la collection Divorce. Comment fermer un chapitre douloureux sans se perdre ni se renier soi-même.
20.00 €
Lorsque le divorce est acté, on croit parfois que le plus difficile est derrière soi. Mais il y a un après. Un temps étrange, souvent silencieux, où la vie continue alors qu'à l'intérieur tout n'a pas encore suivi. Il faut avancer, répondre aux responsabilités, protéger les enfants, tenir devant les autres, alors que le cœur porte encore le choc, la fatigue, les questions, parfois la honte ou le sentiment d'avoir échoué. Ce volume met des mots sur ce qui remonte souvent après le divorce : la blessure du rejet, la culpabilité, la peur de l'avenir, les pensées qui accusent, les deuils qu'on ne sait pas toujours nommer, et ces anciennes fragilités qui refont surface lorsque tout semble s'être brisé. Peggy N'Nah Ndong y écrit avec justesse, à partir de ce qu'elle a elle-même traversé, pour aider celles et ceux qui vivent l'après-divorce à comprendre ce qui se passe en eux, sans se condamner ni se perdre dans ce qui a été brisé. Car une rupture peut fermer une saison, mais elle ne doit pas devenir la voix qui définit toute une vie. Dieu peut encore mettre Sa lumière sur ce qui s'est brisé, relever ce qui semblait à terre, et te rappeler que ton histoire ne s'arrête pas à son chapitre le plus douloureux.
Extrait
C'était en fin d'après-midi, un jour qui n'avait rien de particulier. Nous marchions l'un à côté de l'autre, dans une rue ordinaire, avec cette apparence tranquille que les choses savent parfois garder alors même qu'elles viennent de se briser. Ceux qui nous croisaient auraient pu croire à un couple comme un autre. Rien, vu de l'extérieur, ne disait ce qui venait d'avoir lieu. Quelques minutes plus tôt, nous étions chez le notaire pour signer notre divorce à l'amiable. Cela n'avait presque pas duré. À peine une demi-heure. Quinze années de mariage, et moins de trente minutes pour en écrire la fin. Je crois que c'est à ce moment-là que quelque chose m'a saisie. Non pas parce que je découvrais ce qui arrivait. La rupture avait déjà eu lieu autrement, plus profondément, plus tôt. Mais il y a des instants où une réalité cesse d'être une peur, une menace, une possibilité encore lointaine, et devient un fait. Ce jour-là, en marchant à côté de lui comme si rien ne venait de basculer, j'ai senti le poids étrange de cette vérité : une vie entière peut changer sans éclat, sans scène, sans bruit. Et pourtant, au-dedans, plus rien n'est à la même place. C'est peut-être cela que l'on comprend mal du divorce. On pense au conflit, aux raisons, aux mots qui ont blessé, à tout ce qui a mené jusqu'à la séparation. Mais on parle moins de ce qui vient après. Moins de cet endroit où l'on se retrouve une fois que les choses sont dites, signées, actées. Moins de ce temps où il faut continuer à vivre alors qu'une part de soi n'a pas encore suivi. Parce qu'après le divorce, il ne reste pas seulement une décision. Il reste un vide. Il reste des questions qui ne trouvent pas leur place tout de suite. Il reste cette impression d'habiter une vie devenue étrangère. Il reste ce que l'on montre aux autres, et puis ce qui travaille en silence, plus loin, plus profond. Le lendemain arrive malgré tout, la maison est toujours là, les enfants aussi. Les habitudes continuent, pourtant quelque chose a disparu, et tout semble désormais déplacé : la confiance, l'image de soi, la manière de prier, la manière d'imaginer l'avenir. Le divorce ne laisse pas seulement une blessure visible ; il atteint aussi des endroits plus enfouis. Il réveille des peurs anciennes. Il met à nu ce que l'on avait tenu tant bien que mal. Il laisse remonter ce que l'on croyait dépassé. Il oblige à regarder des vérités que l'on avait peut-être repoussées, non par malhonnêteté toujours, mais parce qu'on n'avait pas encore la force de les affronter. Alors ce volume ne commence pas par ce qu'il faudrait faire ensuite. Il ne commence pas par la reconstruction. Il commence ici, dans cet après immédiat où il faut d'abord comprendre ce qui se passe en soi. Il faut regarder le rejet, la honte, la culpabilité, la peur. Il faut aussi reconnaître la fatigue, la tristesse qui s'installe, l'amertume parfois, et cette foi elle-même qui peut devenir plus pauvre sous le poids de ce qu'elle traverse. Parfois, il ne reste qu'une parole comme celle-ci : « L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, Et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement. » Psaume 34.19. Cette parole n'efface pas ce qui a été perdu. Elle ne fait pas disparaître la violence de certaines heures. Mais elle rappelle que même là, dans cet endroit où plus rien ne tient comme avant, Dieu ne se tient pas loin. Je sais qu'il y a des moments où l'on voudrait aller plus vite. Refermer, avancer, ne plus avoir à revenir là-dessus. Mais certaines choses, lorsqu'elles ne sont pas regardées, ne disparaissent pas pour autant. Elles restent en dessous. Elles continuent de parler, de peser, d'orienter la manière dont on vit, dont on aime, dont on se tient devant Dieu et devant les autres. C'est pour cela qu'il faut prendre le temps. Non pas pour s'enfermer dans la blessure, ni pour faire du divorce le centre de toute l'histoire. Mais pour ne pas laisser ce qui a été brisé continuer à gouverner en silence. Pour mettre des mots là où tout est confus. Pour distinguer ce qui relève de la douleur, de la honte, du deuil, de la peur, de l'épuisement. Pour commencer, lentement, à sortir de cette emprise intérieure que l'on ne voit pas toujours, mais qui tient si fort. Si tu ouvres ce volume aujourd'hui, peut-être que tu es encore très près de cette heure-là. Peut-être que tout, en toi, est encore à vif. Peut-être aussi que le temps a passé, mais que quelque chose n'a jamais vraiment été traversé. Alors n'essaie pas d'aller plus vite que ton cœur. N'essaie pas non plus de réduire ce que tu vis à une explication simple. Il y a des saisons où l'on a besoin de plus de vérité que de réponses. C'est avec cette vérité-là que je voudrais avancer ici. Pas à pas, sans forcer, sans embellir ce qui fait mal, mais sans laisser non plus la blessure avoir le dernier mot sur tout ce qui reste à vivre.
Thèmes abordés
| Format | Papier |
| Langue | Français |
| Nombre de pages | 151 |
| ISBN | 979-10-987236-1-2 |
| Date de publication | 26/06/2026 |
| Dimensions | 15.24 x 0.91 x 22.86 cm |
| Disponibilité | Disponible |
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